stephane-chaudesaigues-caleden-censure-facebook-cavd

Médias, réseaux sociaux : CAVD censuré

Dans la presse comme sur les réseaux sociaux, les informations divulguées par Chaudes-Aigues Village Développement et ses membres sont censurées. Une situation insupportable que notre collectif tient à dénoncer.

Des journalistes à qui l’on impose le silence

Si vous lisez cet article et, plus généralement, si vous avez lu les billets publiés par l’association citoyenne Chaudes-Aigues Village Développement depuis sa création en 2019, c’est très probablement par le biais du bouche-à-oreille. Peut-être, encore, les avez-vous croisés sur la page Facebook d’un contact. Ou, moins probable encore, avez-vous aperçu les lettres CAVD dans un vieil article de presse.

Car passés ces quelques biais, la loi du silence prédomine. À commencer par les médias. Voyez plutôt. En été 2020, un membre de CAVD était informé de la part d’une personne travaillant dans un journal local (personne souhaitant garder l’anonymat) que des ordres avaient été émis audit journal de ne plus publier quoi que ce soit émanant de notre collectif.

Des communiqués de presse automatiquement rejetés

À plusieurs reprises, notre association a en effet expédié des communiqués de presse (un document généralement assez court réalisé par voie électronique à destination d’une cible de journalistes pour présenter différents événements ou informations) aux journaux traitant l’actualité caldaguèse. Aujourd’hui, éclairé par les propos de cette personne, CAVD a acquis la certitude que nombre, si ce n’est toutes les rédactions locales avaient reçu les mêmes ordres. Alors que le thermoludisme est maintenant clôt depuis plus de deux ans, sans perspective de réouverture prochaine, les journaux ont pris la décision de ne plus publier quoi que ce soit sur le sujet.

Ce ne sont pourtant ni les rebondissements, ni les scandales, ni les questions qui manquent à cette trop longue tragi-comédie, comme CAVD le rappelait une nouvelle fois en septembre 2020. Malgré tout, il y a là matière à constat sur la vision du métier de certains journalistes : trop souvent, ces derniers ne sont que commentateurs de faits, et non plus investigateurs tenus d’informer leurs lecteurs et de leur permettre de jouir de leur libre arbitre.

Sur Facebook, un jugement arbitraire des publications

Si, pour CAVD, les médias faillissent à leur rôle, les réseaux sociaux ne sont pas en reste. Et plus particulièrement le premier d’entre eux, Facebook. S’il demeure un formidable outil de communication, dont Chaudes-Aigues Village Développement profite notamment à travers la page Village de Chaudes-Aigues, il cultive une ambiguïté délétère quant à sa politique de sponsorisation.

En d’autres termes ? Le réseau social autorise de « booster » certaines publications (autrement dit leur permettre d’être vues par le plus grand nombre, moyennant un financement de la part de leurs auteurs), mais peut procéder à une censure s’il estime que cette publication porte sur « un enjeu social, électoral ou politique ». CAVD a été victime de cet arbitrage.

Facebook propose en outre à ses utilisateurs de « signaler » une publication, offrant les motifs suivants (liste non-exhaustive… mais éclairante) : « Trompeur ou indésirable », « Offensant », « Contenu interdit », « Contenu indésirable »  ou encore « Fausse information ». On imagine aisément les détracteurs de CAVD s’adonner à ce genre de clics et, hélas, trouver chez les modérateurs de Facebook une oreille compatissante.

La désobéissance civile au service de l’information

En dépit de ce constat, celui que des techniques déloyales sont mises en place pour museler CAVD, ses membres et ses soutiens, nous demeurons profondément attachés au principe de désobéissance civile. Popularisée par le penseur américain Henry David Thoreau au 19ème siècle, elle désigne « le refus assumé et public de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir jugé inique par ceux qui le contestent, tout en faisant de ce refus une arme de combat pacifique ». Ce site internet, notre newsletter et, surtout, votre soutien, constituent aujourd’hui l’arsenal de CAVD.

Grâce à ces biais, Chaudes-Aigues Village Développement tient informé·es les Chaudesaiguoises, les Chaudesaiguois mais aussi toutes les personnes curieuses du devenir de notre cité. Dernières nouvelles : dans la procédure judiciaire dans laquelle est impliquée Caleden, plusieurs sapiteurs (personne qualifiée dans un domaine précis et à laquelle un expert peut avoir recours pour concourir à la mission qu’il a reçue du juge) ont été nommés pour un montant  de provision d’honoraires de 40 000 euros, somme couvrant également les frais de l’expert judiciaire. Le rôle endossé par l’un de ces sapiteurs est d’estimer la part du préjudice immatériel. Pour cela, il a réclamé l’accès à la comptabilité de la SAEM Caleden depuis 2015. Nous espérons que rien d’anormal ne sera détecté dans cette comptabilité, intrinsèquement liée à l’économie de notre village.