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Cantal : nette augmentation de la fréquentation touristique pendant l’été 2020

C’est « une conséquence post-confinement : le besoin d’espace et de grand air », prévient le JT 19/20 Auvergne. Dans un reportage diffusé sur France 3 au mois d’aout 2020 et relayé par Philippe Fabre (conseiller départemental en charge du tourisme) sur sa page Facebook, on apprend non sans joie que « l’Auvergne se retrouve grande gagnante de l’été ».

« Le tourisme vert a la cote »

« Le tourisme vert a la cote », rappelle Charline Collet, avant de prendre le Cantal pour exemple, et plus particulièrement l’un de ses sites-phare : le Puy-Mary. Dans ce sommet emblématique, tutoyant les 1 800 mètres d’altitude, « la matinée est à peine entamée et déjà, c’est l’embouteillage ».

Une tendance confirmée par Thomas Pissavy, employé de ce mont classé Grand Site de France depuis 2012. « Le 69, le 67 », énumère-t-il, listant les départements des visiteurs à l’aide de leurs plaques d’immatriculation. « Comme vous pouvez le voir, on a un beau panachage du territoire français », rapporte cet habitué venu relever les données d’un discret dispositif laser qui compte les marcheurs. Et des marcheurs, il y en a eu beaucoup cet été.

Au Puy-Mary, 60 % de visiteurs en plus qu’à l’été 2019 

« Le chiffre qui est très important, c’est justement celui de la seule période de juillet-aout », poursuit Thomas Pissavy. « On est à 60 % de plus par rapport à l’année dernière », se targue-t-il. Quelques kilomètres plus bas dans la vallée, cet afflux de touristes se confirme et « relève souvent du jamais-vu » pour France 3, qui interroge Annie Valou, propriétaire du camping à la ferme du Perruchet depuis le début des années 1970. « L’emplacement a été libéré il y a cinq minutes et repris tout de suite après tellement il y a de demandes cette année », illustre-t-elle face caméra. « On est obligés de refuser tous les jours, tous les jours ».

Campings et restaurants complets

« 15 emplacements qui ne désemplissent pas », réaffirme le 19/20, tout comme la terrasse du restaurant Au Bout du Monde tenu par Aurélie Prat. « C’est impossible de répondre à toute la demande », confie la propriétaire des lieux. « C’est la première année que je refuse autant de couverts ». Son restaurant est complet tous les midis et tous les soirs.

Une abondance à pérenniser ?

Selon les premières estimations, 20 à 25 % de touristes en plus auraient choisi le Cantal cet été. Des chiffres dont Philippe Fabre se réjouit. « Il y a cet effet post-Covid, avec cette recherche des territoires ruraux pour faire le choix des destinations de l’été », explique le conseiller départemental en charge du tourisme. « L’impact économique sera important, et puis il est nécessaire pour nos hôteliers et restaurateurs ». Et de conclure : « Et surtout, ce que l’on espère, c’est que cela va se pérenniser ».

Des fidèles du Cantal surpris·es

Un afflux du goût de tous·tes ? Pas si sûr… Anne, touriste lilloise, est un peu déboussolée. « On a l’impression qu’on est un peu volés », sourit-elle. « On se dit que c’est notre petit coin… et puis, ce n’est plus notre petit coin ». Pour France 3, le Cantal est « un paradis qu’il va falloir apprendre à partager ». Chaudes-Aigues Village Développement va même plus loin : il y a de la place pour tout le monde !