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Thermes en cure de soins : pourquoi l’article de La Montagne pose problème

Interrogé dans le cadre du dossier « Thermes en cure de soins » publié par le journal La Montagne le 20 septembre 2020, le président directeur-général de Caleden M. Achalme a une nouvelle fois esquivé tout exercice d’introspection. Un manque de courage qui, pour l’association Chaudes-Aigues Village Développement, n’arrange en rien la situation traversée depuis 2 ans par le centre.

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Un article qui évite les vraies questions et les véritables responsabilités

« Rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Cette locution, latine à la base, signifie que chaque acte, chaque responsabilité, doit être attribuée à son auteur. Chacun doit être reconnu pour ce qu’il a fait.

Et là, nous devons rendre au président-directeur général de Caleden ce qui est au président-directeur général de Caleden. C’est en effet du grand art qu’accomplit M. Achalme dans l’article « Le centre thermal de Chaudes-Aigues, le poumon économique de la ville », publié dans l’édition du dimanche 20 septembre de La Montagne.

Sa prouesse ? Réussir à parler de Caleden en mettant les difficultés que le centre rencontre sur le dos de la crise liée au Covid-19. En effet, nous ne savons pas si Caleden connaissait, avant la pandémie, une activité économiquement viable ou si, comme la SAEM du Lioran, elle n’est autre qu’une entreprise vivant sous perfusion du Conseil départemental. Cela, nous le saurons certainement lorsque le sapiteur comptable nommé par l’expert judiciaire aura fini d’éplucher les comptes de Caleden entre 2015 et 2020.

L’assurance dommages-ouvrage aux abonnés absents

En revanche, rien dans la bouche de M. Achalme sur la procédure à rallonge que le PDG a initiée en décidant lui-seul de fermer la partie thermoludique de Caleden, alors que rien n’indiquait qu’un tel radicalisme était nécessaire. Une procédure que l’avocate de Caleden dit pouvoir mener jusqu’en Cassation si le résultat ne convient pas à la SAEM ; ce qui veut dire un minimum de 5 ans après la procédure d’appel, alors même que nous n’avons pas le résultat de la première instance. Aucune justification, non plus, sur le fait que l’assurance dommages-ouvrage, même après 2 ans de fermeture, ne soit toujours pas enclenchée.

Dans les colonnes du quotidien régional, M. Achalme dit que le centre thermal « était fragilisé par la perte du thermoludique ». Qu’il se rassure, le thermoludisme n’est pas « perdu » : de nombreux villageois peuvent même lui indiquer où le trouver. Il est simplement fermé du fait d’une décision contestable – et contestée par notre collectif citoyen, par un grand nombre d’habitants de Chaudes-Aigues, ainsi que par les parties au procès qui s’opposent à Caleden dans cette rocambolesque procédure à rallonge.

« Monter en gamme » : une ambition pour le moment hors-sujet

Parler d’une montée en gamme alors même que le centre donne l’impression d’être à l’abandon : est-ce bien sérieux ? CAVD rappelle qu’à l’ouverture de la saison, aucun kinésithérapeute n’était présent in situ – un comble pour un établissement qui mise gros sur ses cures.

En outre, penser à étendre le domaine thérapeutique de la cure alors même qu’il n’y a plus de direction depuis le mois d’octobre 2019, date du « départ » de M. Dolon, et que nous en sommes réduits à faire un appel d’offre pour trouver le nouveau directeur ou la nouvelle directrice de Caleden : là aussi, est-ce bien sérieux ? Où les fonds vont-ils être trouvés pour ce faire ? Est-ce encore le chiffon rouge à agiter pour nous faire rêver à des jours meilleurs sans avoir à se justifier sur son incapacité à gérer cette situation ?

M. Achalme doit prendre ses responsabilités

Et là, alors qu’on tutoie déjà la commedia dell’arte, nous avons la phrase : « On l’a fait pour Chaudes-Aigues car c’est le poumon économique de la ville ». Il faut donc espérer que le domaine thérapeutique dans lequel le PDG veut étendre l’activité de la cure soit le domaine bronchique et pulmonaire ; car ce poumon-là est quelque peu poitrinaire et nécessiterait un traitement de fond

Mais oui, Caleden est bien le poumon économique de la ville : c’est ce que Chaudes-Aigues Village Développement répète depuis 2 années maintenant. Mais si M. Achalme voulait vraiment faire quelque chose pour Chaudes-Aigues, il aurait dû éviter de fermer la partie thermoludique du centre thermal, ou au moins enclencher l’assurance dommages-ouvrage qui aurait engagé les travaux immédiatement, ne pas nous embarquer tous dans une procédure qui va se compter encore en années, mais également ne pas nous mener en bateau sur la réouverture certaine du thermoludisme en 2020, ne pas nous balader en annonçant un plan thermal à 5,7 millions d’euros qui ne sera pas mené aux dires même de l’avocate de Caleden, ne pas menacer de plainte ou limoger les gens qui lui demandent de se justifier…. Et l’on a d’autres idées sur ce que le président directeur-général de Caleden peut faire pour Chaudes-Aigues.

Dans tous les cas, se lamenter dans les journaux sur une situation dont il est entièrement responsable n’aide en rien la situation. Encore moins quand on a entre les mains un outil qui a coûté 10 millions d’euros d’investissement et 700 000 euros de renflouement, tout cela sur fonds publics.

En revanche, prendre ses responsabilités et reconnaître ses torts pourrait être un bon début. Mais ces messieurs-dames de la politique n’ont jamais de compte à rendre, tout le monde le sait… Jusqu’à quand va-t-on l’accepter ?